La Bible d’André Chouraki

La Bible André Chouraqui a plusieurs particularités qui en font une traduction unique dans le paysage francophone :

1. Une traduction très proche des langues originales

Chouraqui cherche à rester au plus près de l’hébreu, de l’araméen et du grec, même si cela donne parfois un français moins « naturel ».
→ Il privilégie la littéralité et conserve la structure et les images des textes originaux.

2. Une forte dimension “hébraïsante”

Il restitue de nombreux hébraïsmes, des tournures et jeux de mots que les autres traductions lissent souvent.
Ex : YHWH devient « IHVH-Adonaï », Torah reste Torah, shalom reste shalôm, etc.

3. Une volonté interreligieuse

Chouraqui était sensible au dialogue judaïsme–christianisme–islam.
Son travail cherche à rendre perceptible l’unité des traditions bibliques.
Il a d’ailleurs traduit aussi le Nouveau Testament et le Coran, ce qui est exceptionnel pour un traducteur juif.

4. Un style poétique et rythmé

Il conserve la poésie, la rugosité, l’oralité des textes originaux.
Cela en fait une traduction très vivante, parfois déroutante.

5. Une traduction “dépaysement volontaire”

L’objectif est que le lecteur francophone ressente l’étrangeté du texte antique, plutôt que de le rendre confortable.


En résumé, la Bible Chouraqui se distingue par sa fidélité aux textes originaux, son style hébraïsant, sa poésie brute, et sa volonté de permettre une lecture interreligieuse.